A Manca condamne avec la plus grande fermeté les méthodes policières qui visent des responsables du STC.
La pose de dispositifs consistant à écouter et filer des syndicalistes est totalement inacceptable. Cela constitue une atteinte gravissime à l’action syndicale que rien ne saurait justifier. Indubitablement, ce sont des services de police qui se sont rendus coupables de la mise en place de dispositifs destinés à mettre sous surveillance des militants syndicaux. Cela n’a pu être exécuté sans les ordres de leur hiérarchie.
Nous constatons que se multiplient depuis ces dernières semaines des attaques frontales autour de la question de la langue corse et de son enseignement. Ces provocations sont à relier aux derniers événements visant le STC. Une nouvelle fois et à l’heure d’échéances politiques majeures, se met en branle une stratégie de la tension. Cela n’a hélas rien de nouveau. Déjà dans le passé, de telles méthodes furent employées afin de faire échouer toute perspective de solutions politiques concernant l’avenir de notre pays.
Sans tergiverser en aucune manière, ce gouvernement se doit de mettre un terme à des manœuvres de basse politique. Il ne peut y avoir de double attitude : l’une affichant une prétendue volonté politique et l’autre consistant à entraver dans l’ombre un processus dit d’autonomie.
Nous affirmons ici qu’au sein de l’appareil d’Etat agissent des forces radicalement hostiles aux intérêts du peuple corse. Ces factieux doivent être identifiés et sanctionnés. Rappelons qu’il en va de la responsabilité majeure des plus hautes autorités de l’Etat français et du gouvernement.
A MANCA.